Matsuri day

Écrit le 31 juillet 2009 - 2 commentaires Auparavant »

Nate ne dort pas de la nuit, partant tôt le matin. Je me réveille régulièrement, me plante dans les heures et finalement on part à 8h40 avec ses deux énormes valises heureusement à roulettes. Je l’aide à aller jusqu’à Yamasa où je le quitte avec une étreinte virile et américaine, puis je vais en cours. En chemin, je trouve un magnifique pun : ルームネイト – rûmuneito, mélange de « roommate » et de « Nate », traduisible en « roomnate ». Ceux du groupe débutant sont arrivés dans notre cours, donc on va un peu au ralenti pour stabiliser le niveau, et surtout je connais déjà ce qu’on fait et j’ai l’impression d’aller super lentement. À la première pause, Lothar me dit qu’il va passer un test pour tenter de sauter deux semaines de cours, alors à celle d’après je vais voir Honda-sensei pour lui demander si je peux moi aussi le faire. J’ai du mal à me faire comprendre mais finalement c’est bon, j’ai juste six leçons à apprendre tout seul en deux jours… et un test lundi après-midi à passer.

Le midi je rentre à la résidence, mange des Cup Noodles au curry – les préférées de Nate – devant du baseball, et je vaque à quelques occupations quotidiennes. Je finis rapidement mais ne suis pas motivé pour m’attaquer à cet énorme chantier donc je fais des passe temps à la con. Finalement je m’y mets, et vers 3h40, Taka vient me chercher pour aller au matsuri (festival) près du château d’Okazaki. Il avait dit 5h, mais bon. Donc j’y vais avec le groupe de Taïwanais et je les quitte au Daisô où Heiso et Chessie attendaient Dag, qui arrive juste après moi. Pis on rejoint Taka et Ken (véritables gardes du corps de Heiso) qui ont abandonné le groupe de congénères pour aller tous ensemble à la gare. J’étais pas au courant, j’avais ni mon appareil photo ni mon portefeuille, du coup Heiso a payé pour moi. Quasiment rien, juste deux stations, mais ça évite de marcher pendant plus d’une heure pour leurs jambes d’escargots – oui, ça a des jambes. C’est la première fois que je vais dans un train japonais, c’est plutôt étroit mais sympa.

On descend dans un quartier tout à fait sympathique dans lequel je retournerai, et on arrive au château de Tokugawa Ieyasu, un grand monsieur de l’histoire japonaise. Le cadre est magnifique, plein de poissons morts ou faisant la sieste en faisant la planche dans une petite rivière sale, des ponts jolis, le château en lui-même, les murs fortifiés, plein d’arbres, sublime. En plus on voit des sanctuaires à quelques endroits, faudra absolument que je revienne prendre mon temps et des photos – vive le zeugma. On arrive à l’endroit où se tient le matsuri, les rues sont bloquées en centre ville, il y a plein de gens dont ceux qui font des chorégraphies sont en yukata, et je fais un malheur avec mes couettes. J’ai terrorisé quelques gamins, j’ai remarqué qu’après les avoir remarquées, les Japonais regardaient parterre et attendaient que je ne les voie plus pour se retourner, partager, se moquer. De temps à autre je me marrais à fixer intensément un gamin pour me marrer, comme ça il ne peut pas dire aux autres « Hé, regardez le type ! ». Sinon je pense que je pourrais à peu près sortir avec n’importe quelle lycéenne… par exemple à un moment il y avait un groupe d’une vingtaine de filles – en uniforme, bien sûr – et naturellement ça regarde mes couettes, et au lieu de m’en ficher comme d’habitude, je les regarde. Et elles continuent à me fixer, alors je souris et fais un signe de la main juste pour voir, et directement une douzaine de mains se lèvent et me font coucou, j’ai trop tripé (= c’était fort amusant).

Au niveau des représentations, au début c’était sympa, il y avait des gosses plutôt doués, de la bonne musique, des choré(graphies) sympa, des trucs dynamiques, mais au bout d’un moment c’était plus que des vieux ou des mous, avec toujours la même musique et chorégraphie. Alors on a un peu vaqué, mais pas moyen de faire dégager Taka, c’est super frustrant de pas pouvoir faire ce qu’on veut avec sa copine !! Oui, parce qu’il est pas censé savoir, même si je suis persuadé qu’il le sait, qu’on est ensemble. Mais bref. Le soir tombe, un peu de pluie, on est fatigués alors on rentre – sans Taka, juste les deux couples. Heiso voulait montrer à Chessie un coffee shop sympa juste à côté de la résidence, alors je suis resté avec Dag et on a becqueté en papotant tranquillement, bien sympa ce Norvégien. D’ailleurs apparemment il y a eu des statistiques de faites et les Norvégiens seraient les mieux membrés des européens… depuis je l’appelle biggu dikku, c’est fun.

Pis là j’attends Heiso pour la dernière nuit… J’ai viré le futon de Nate pour mettre le mien, parce qu’Heiso aime pas les escaliers et pour tester, si ça se trouve c’est mieux. En tout cas, c’est sûr, c’est plus pratique. Parce que devoir ouvrir la porte quand on fait une sieste en haut à poil, c’est pas pratique. Donc pour le moment c’était une journée tout à fait sympathique, et quelque chose me dit que ça va continuer. Ah oui, j’ai pas dit. Heiso était prête à partir, mais au dernier moment elle a appelé l’agence pour savoir s’il restait de la place dans l’avion qu’elle comptait prendre, et non. Nagoya > Taipei, pas de souci, mais Taipei > Hong Kong, pas de place. Alors elle reste, et le premier truc qu’elle fait… du shopping. Sérieux… Mais c’est cool, on a passé pas mal de temps ensemble aujourd’hui, elle va vraiment me manquer. Demain matin, réveil tôt, elle prend un direct Nagoya > Hong Kong qu’elle ne voulait pas prendre parce qu’il est fatiguant, mais bon pas le choix. Sur la date non plus, porcs. Enfin on verra ce soir, mwahaha. Nan j’dec, a priori il se passera rien.

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