Dernier jour

Écrit le 2 septembre 2009 - 2 commentaires « AuparaprèsAuparavant »

Ce matin j’ai regardé mes mails et vu les commentaires de Nikki sur mon speech. Les prendre en compte, faire des modifications puis copier le tout à l’écrit me prendra du temps, alors je décide de faire péter la première heure. C’est mon dernier jour, c’est la première et la dernière fois que je fais ça. Donc je fais ça, et en le regardant à bout de bras ça fait long, et compliqué. Je ne me souviens pas de tout ce que j’ai dit, et c’est pas hyper naturel à prononcer parfois… Faudra que je m’entraîne.

Puis je vais en cours, où j’explique que je ne dormais pas (ils connaissent toujours ma vénération pour Glul, le Dieu du sommeil – cf. Donjon de Naheulbeuk) mais que je finissais mon speech. En cours on fait un truc nouveau que j’ai pas bien compris mais c’est pas important, et rapidement on arrête les nouveautés pour réviser avant le test de l’après-midi. Le midi je vais rapidement à Domy pour prendre mes derniers makizushi (plus un onigiri pour le fun) et je m’entraîne à réciter mon discours. Mais c’est super dur, alors quand je croise Miyuki-sensei je lui demande si je pourrais pas ne pas faire le test, vu qu’il ne me servira à rien et que j’ai rien appris la veille ni l’avant-veille. Mais elle me dit que ce sera un challenge, donc en gros c’est râpé. Alors je fais en vitesse le test écrit, pas hyper compliqué, et je m’entraîne à l’oral juste en articulant pour habituer ma bouche à certains schémas auxquels elle n’était pas habituée. J’y passe pas mal de temps, et à la fin je me débrouille plutôt bien.

Le test se finit, l’oral s’est bien passé, mais je m’en fiche de toute façon (même si je revenais à Yamasa cette classe me conviendrait), et on bouge les tables et les chaises pour faire un maximum de place possible, sachant qu’on est trois à faire un speech aujourd’hui, plus ceux qui veulent écouter. Je passe le premier, ça fait pleeeeein de monde dans la salle, et je perds mes moyens, naturellement. Comme un texte qu’on a appris à la va-vite. Mais bon, c’était marrant. Je butais souvent, je comprenais pas toujours ce que j’avais écrit, c’était long, mais je m’en suis sorti en finissant sur un « N’oubliez pas : les Softbank Hawks sont nuls et le hasard n’existe pas ! » Les profs m’ont dit que c’était un bon discours – comme pour tout le monde – et c’est au tour des deux autres. Kô-san fait un petit discours classique avec ce qu’il a appris en cours, et la troisième, Lulu-san, une Taïwanaise d’un niveau supérieur au mien, a fait un long discours entre celui de Kô-san et le mien niveau difficulté, mais bien mieux lu malgré les nombreuses larmes et sanglots.

Puis séance photo, j’ai mon fan club autour de moi – enfin derrière, je ne sais même pas qui il y avait – et il y a plein de photos. Mais naturellement mes piles sont mortes… je les avais changées à la fin de ma visite du château d’Okazaki et j’avais juste oublié d’éteindre l’appareil photo après avoir fait le transfert des images… il a pas apprécié, le salaud. Mais bon, j’ai des adresses email, on m’en enverra certainement. Enfin, « j’ai ». On m’a demandé mon adresse, alors je l’ai donnée. Même Miyuki-sensei me l’a demandée, c’est chouette. Ça m’aidera à persister dans mon apprentissage solitaire du japonais. Puis ça s’égaye, je parle pas mal avec Miyuki-sensei et Yajima-sensei, et à la fin Honda-sensei vient me voir et me serre virilement et sincèrement la main (oui oui), me disant que mon discours était excellent, que les étudiants n’ont certainement pas compris mais que les professeurs oui (est-ce français, cette construction ?), et que c’était vraiment un bon discours qui leur a fait très plaisir. Pourtant je dis des trucs classiques à leur égard, qu’ils étaient super, à l’écoute, tout ça. J’ai trouvé ça très sympathique de sa part, en plus il m’a dit que j’étais un excellent élève, tout ça tout ça. D’ailleurs tous les profs qui étaient là m’ont félicité pour mon parcours, de la classe « a i u e o » à là où je suis, ça en fait du chemin…

J’ai donc un diplôme et un petit papier rose avec une fleur en origami à l’intérieur, la « médaille du japonais ». Et chaque prof que j’ai eu a mis un petit mot, ça parle beaucoup de mes cheveux, de ma (grosse) compétence, du chinois et tous m’encouragent à persister dans mon étude du japonais et de m’accrocher. J’ai même eu droit à un « Je te/vous attend ! » d’Honda-sensei, m’enjoignant à revenir. J’ai lu ça en revenant de la gare où j’étais allé repérer les lieux, j’avais une banane pas possible (sur le visage, porcs).

Une fois rentré je descends prendre le dernier Mr Freeze que j’ai, et je vois une nouvelle tête. Je joue mon rôle d’ancien (senpai) en lui demandant si elle est nouvelle, d’où elle vient, quel programme elle faisait, si elle connaissait les bons plans, tout ça. Puis arrive une petite tête, un Tchèque de peut-être 18-19 ans (petiot) qui parle à peine japonais, qui se fait guider à travers la résidence par la fille qui m’avait fait pareil à mon arrivée. Puis arrive un Australien, alors je les laisse entre nouveaux, j’ai le dos en compote et j’ai rien à faire. Donc je vais dormir un peu, sachant que je ne compte pas dormir cette nuit mais plutôt demain dans l’avion.

Christian (l’Allemand) me réveille vers 18h30 pour savoir à quelle je comptais partir demain matin, et j’en profite pour ne pas me rendormir. Je fais diverses choses sur Internet et vais manger. En fait j’ai plein de trucs encore à manger. Alors je finis mes deux petites boîtes de maïs (ça va être gai dans l’avion) et mes deux boîtes de thon dans une salade avec trop de mayonnaise, et j’ai le bide bien plein. J’ai soif, alors j’en profite pour finir ma grande boîte d’ananas… ça va être gai au décollage de l’avion… Il me reste de la viande, un paquet de pâtes et un sachet de sauce, un truc de fromage blanc et plein de sucre.

Le soir est consacré au bourrage d’affaires dans mes deux sacs… j’ai juste deux livres en plus, un manga, une guirlande, une petite tortue et j’en chie pour tout mettre. La banane va m’être utile, pour la première fois, youhouh ! Là il est 1h34 et j’attends juste. J’hésite à dormir, j’ai joué au « Black or Red » donc j’ai un peu bu et je suis un peu fatigué, mais j’ai de la bouffe à finir… faudra que je voie. See you in France.

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